J’ai remarqué que beaucoup de mes clients vivent leur vie en faisant ce que les autres attendent d’eux. Ils font les choses pour faire plaisir aux autres en négligeant leurs propres désirs et satisfactions.

J’ai pendant longtemps été moi-même victime de cet état d’esprit sans savoir comment ni pourquoi. À vrai dire, avant d’étudier le comportement de l’homme et de me réveiller de mon sommeil, je n’en avais moi-même pas conscience.

Ce qu’il faut comprendre, chers amis, c’est que le cerveau fonctionne en quelque sorte comme un disque dur ou un programme d’ordinateur.
Les premières expériences accumulées pendant l’enfance déterminent la manière avec laquelle nous allons nous comporter tout au long de notre vie.

Nous vivons aujourd’hui dans un système de punition/récompense.
Depuis notre plus jeune âge, nos aînés, nos parents, nos professeurs, nous éduquent à travers ce système de valeurs.

Si nous faisions une chose allant dans leur sens, nous étions récompensés et si nous faisons le contraire, nous étions punis.
Nous avons tellement été influencés par ce système qu’il demeure ancré dans notre inconscient.

Aujourd’hui encore, nous faisons les choses pour ne pas blesser les autres, pour obtenir leur affection, pour ne pas être une mauvaise personne, bref, pour être récompensé. Nous n’osons pas dire non, même si notre moi profond ne le désire pas, de peur d’être rejeté par les autres.

C’est ce que j’appelle être suspendu aux jugements d’autrui. Dans une certaine mesure, cela s’apparente à une forme d’esclavagisme et d’emprisonnement, une façon de se soumettre au bon vouloir des autres et de se mettre à leur merci.

Ne vous étonnez pas alors si vos émotions vous jouent des tours et si vous ne vivez pas une vie harmonieuse. Ne soyez pas surpris si vous avez des tonnes de boulot parce que vous n’avez pas su dire que vous en aviez déjà suffisamment. Ne soyez pas frustré si vos conjoints vous blessent car vous avez accepté un comportement récurrent de leur part qui vous insupporte. Ne vous étonnez pas d’exploser parce que vous avez accumulé les non-dits et les petites catastrophes de cœur. Si vous n’êtes pas à l’écoute de vos émotions, de votre moi profond, il est tout à fait normal de vivre une vie dans le non-dit et la vie dans le mensonge mène à la dépression.

Par peur de décevoir nos parents, nos conjoints, nos amis, nos collègues, nos patrons et même nos voisins, nous nous décevons nous-mêmes. Nous renions notre essence, notre personnalité, nos émotions, notre esprit critique, notre authenticité et notre vérité.

Sortez de cette prison infernale et libérez-vous, car à force de ne pas vouloir décevoir, on finit par décevoir tout le monde.

La première personne que vous devez respecter et écouter c’est vous, c’est la petite voix au fond de vous qui vous dictera quoi dire.
En effet, votre corps vous envoie des signaux. Ces situations non désirées vous donnent chaud, mal au ventre. Vous vous sentez stressé, dépassé, mal à l’aise. Pourtant vous n’écoutez pas ces signaux car vous avez tendance à écouter les autres et non vous-même.

Je vais vous proposer un exercice simple afin d’effacer de votre cerveau ces réflexes qui ne vous permettent pas d’être en harmonie avec vous-même. En effet, c’est en nommant les problèmes et en prenant conscience qu’on peut espérer les régler.

Si vous voulez être en harmonie avec les autres, soyez-le d’abord avec vous-même car on ne peut pas rendre les autres heureux en subissant sa vie et en étant soi-même malheureux.

Commencez par vous isoler dans un endroit calme. Respirez profondément et pensez à ces situations qui vous dérangent. Identifiez et notez sur une feuille de papier trois situations qui sont en contradiction avec la personne que vous êtes vraiment, des comportements que vous adoptez sans plaisir pour satisfaire les autres.

Pour vous donner un exemple, avant je n’osais pas dire non. J’étais convaincu que « si je dis non, je vais décevoir les gens et on ne m’aimera plus ».

Réfléchissez bien et prenez vraiment le temps de le faire.

Maintenant pour chacune de ces situations, répondez à ces questions :

– Pourquoi je le fais ?

– Est-ce que je prends du plaisir à le faire ?

– Que se passerait-il si j’arrêtais de le faire ?

Après avoir renseigné ces questions, décrivez les attitudes que vous aimeriez adopter face à ces situations, celles qui vous feraient le plus grand plaisir et qui ne concernent que vous.

Une fois que vous avez écrit les bonnes attitudes à adopter, fermez les yeux et faites-vous la promesse de les respecter. Promettez-vous d’être honnête avec vous-même et de dire les choses. Répétez-le plusieurs fois si nécessaire.

À vos nouveaux succès.

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